Et si se prioriser commençait par 10 minutes?
Le pouvoir des petits pas pour changer durablement ses habitudes.
Ce week-end, une amie me racontait à quel point il lui avait été difficile de recommencer à s'entraîner.
Ce n'était pourtant pas le désir qui manquait. Elle voulait bouger davantage, savait que cela lui ferait du bien et en ressentait même le besoin.
Son objectif? S'entraîner 30 minutes par jour.
Mais les journées passaient et ces 30 minutes étaient constamment repoussées. Il y avait toujours quelque chose de plus urgent à faire.
Jusqu'au jour où elle a changé son objectif : 10 minutes.
Dix minutes, elle avait confiance de pouvoir les intégrer à son horaire.
Et surtout, dix minutes lui permettaient enfin de commencer.
Cette conversation m'a fait réfléchir.
Et si notre difficulté à changer certaines habitudes ne venait pas toujours d'un manque de motivation, mais des conditions que nous nous imposons pour réussir?
Nous avons parfois une vision très ambitieuse du changement : faire une heure d'activité physique, méditer tous les jours, cuisiner parfaitement, dormir huit heures, déconnecter complètement…
Ces intentions sont excellentes. Mais lorsqu'elles deviennent trop difficiles à intégrer à notre réalité, elles peuvent paradoxalement nous empêcher de commencer.
Quand 30 minutes deviennent un obstacle
C'est ici qu'intervient l'idée du seuil d'entrée : rendre le premier geste suffisamment accessible pour qu'il puisse réellement trouver sa place dans notre quotidien.
Cela pourrait être associé aux saines habitudes de vie ou toutes autres activités que l’on souhaite débuter :
10 minutes de marche.
5 minutes pour respirer.
Un appel à quelqu'un qu'on aime.
Quelques minutes de plus dehors chaque jour.
Prendre 5 minutes de pause avec les collègues.
Comme gestionnaire, commencer par réserver 10 minutes par semaine pour donner une rétroaction ou reconnaître la contribution d’un membre de son équipe.
« Ce ne sont pas nécessairement de « petites ambitions ». Ce sont simplement de meilleures conditions de départ. »
Ce que nous apprend la recherche
Les recherches sur la formation des habitudes montrent que la répétition d’un comportement dans un contexte relativement stable contribue progressivement à son automatisation.
Autrement dit, pour qu’un comportement devienne une habitude, encore faut-il réussir à le répéter.
Commencer par un geste suffisamment accessible peut donc faciliter le passage à l’action et créer les conditions favorables à cette répétition.
Et dans le cas de l’activité physique, les recommandations actuelles vont également dans ce sens : chaque minute d’activité physique compte.
Et si nous changions la question ?
Prendre soin de sa santé ne devrait peut-être pas nécessairement commencer par :
« Qu’est-ce que je devrais faire de plus ? »
Mais plutôt par :
« Quel est le plus petit geste que je peux réellement intégrer à ma vie aujourd’hui ? »
Parce qu’un changement modeste que l’on réussit à maintenir peut avoir beaucoup plus d’impact qu’un grand changement que l’on ne commence jamais.
Évoluer durablement ne signifie pas toujours en faire plus. Parfois, cela commence simplement par créer les bonnes conditions pour réaliser son objectif.
